Une voix stratosphérique

Des années d’après guerre jusqu’en1960, Mado Robin fut une des vedettes du « 78 tours » finissant et des débuts du microsillon. Elle participa même, à la veille de sa disparition, aux premiers balbutiements, en France, de la stéréophonie.

Des enregistrements en studio et des prises de concert –en particulier de la RTF, très bien conservées par l’INA- perpétuent le souvenir d’une voie unique que le publique américain qualifiait de « French stratospheric colorature ». Ils donnent un juste aperçu du répertoire de soprano colorature de l’artiste qui embrassait aussi bien le répertoire français, que La Flûte enchantée de Mozart, Lucia di Lammermoor de Donizetti, Rigoletto et La Traviata de Verdi, sans négliger, pour autant, le lyrique léger et la mélodie populaire.