Une riche discographie lyrique

La carrière discographique de Beecham s’étend sur un demi siècle, des balbutiements de l’enregistrement acoustique, autour de 1910, jusqu’aux débuts de la stéréophonie en 1959. Son répertoire symphonique y est représenté au mieux, avec ses coups de cœurs et ses phobies, Brahms étant absent et Beethoven largement négligé. Mais Haydn, Mozart, Sibelius et Delius y sont, naturellement, à l’honneur.

Pour ce qui concerne le répertoire lyrique qui nous intéresse ici exclusivement, relevons en premier lieu l’engagement remarquable de Sir Thomas au service de notre répertoire national. Il faut évoquer, d'abord, deux versions de Faust, la première en anglais, dès 1929, la seconde en français avec des artistes venus spécialement de Paris pour ces sessions historiques de 1947- 48. Quant à Carmen gravée à Paris, en stéréo, en 1958-59, il s’agit d’un album de référence, l’un des plus grands de toute l’histoire de l’Opéra enregistré !

Dans le répertoire italien, Beecham a essentiellement marqué de son empreinte La Bohème, avec Victoria de Los Angeles et Jussi Björling ; nous évoquons en détail cette gravure essentielle dans le dossier consacré au grand ténor suédois.

Grand admirateur de Mozart, Beecham a, curieusement, assez peu servi l’œuvre lyrique de ce compositeur avec, seulement, deux intégrales. A la marge de l’Opéra, il convient, enfin,  de mentionne une gravure atypique du Messie.