Björling : la stéréo

Jussi Björling n’a profité de la stéréophonie que pendant trois petites années et, à l’exception notable du Requiem de Verdi, il s’agit pour l’essentiel d’œuvres de Puccini réalisées avec les forces de l’Opéra de Rome : Tosca en 1957, Turandot et Butterfly en 1959.

La gravure de Tosca dirigée par Erich Leinsdorf avec Zinka Milonaov et Leonard Warren n’égale pas la célébrissime version de Vittorio De Sabata avec la Callas. Mais Björling y est remarquable, notamment dans le Lamento du III° acte, « le plus beau E lucevan le stelle  jamais enregistré », selon le critique Jaques Bourgeois.

  

"E lucevan le stelle..."

 

Le dernier opéra enregistré par l’artiste, en septembre 1959 est Madame Butterfly avec une remarquable Victoria de Los Angeles, une production desservie, hélas, par le chef routinier Gabriele Santini.

Quelques mois auparavant, toujours à Rome, Björling était Calaf dans une Turandot de grand luxe, aux côtés de Renata Tebaldi (Liu) et de sa compatriote Birgit Nilsson, dans le rôle titre, sous la baguette experte d’Erich Leinsdorf. Cet enregistrement, longtemps de référence, a été réédité récemment en SACD, "Haute définition" et en trois canaux. Le Nessun Dorma de Jussi n’a rien à envier à celui de son cadet Pavarotti !

"Nessun dorma.."