Björling : le microsillon

L’avènement du microsillon a permis à Jussi Björling de graver de nouveaux récitals et, surtout, de participer à une dizaine d’intégrales du répertoire verdien et puccinien, sans oublier les incontournables Cavalleria Rusticana et Paillasse. Il y côtoya des grands artistes de son temps comme Zinka Milanov, Victoria de Los Angeles et son ami Robert Merrill. La série commença avec LeTrouvère, en 1951, et devait se poursuivre jusqu’à un ultime Requiem de Verdi en juin 1960, trois mois avant sa disparition. Nous avons là quelques fleurons de l’histoire du disque, ce qui ne nous empêche pas de ressentir une certaine frustration. En effet, Björling a manqué quelques grandes occasions. Sollicité par Toscanini pour Le Bal Masqué, en 1954, il se désista au dernier moment. Il se brouillera avec Georg Solti lors d’un enregistrement manqué de cette même œuvre, à Rome, deux mois avant sa mort. Enfin, aucun directeur artistique ne l’a convaincu d’enregistrer en dehors du répertoire italien.

Le nom de Björling est associé à la gravure historique de La Bohème, réalisée à New-York en mars-avril 1956 sous la direction de Sir Thomas Beccham : un des grands enregistrelments d’opéra de tous les temps avec LaTosca de Maria Callas et Tristan dirigé par Furtwângler.

"Che gelida manina.."

 

Autre grande réussite à l’aube du microsillon : le duo des Pêcheurs de Perles avec son ami Robert Merrill.

"Au fond du temple saint.."