Domingo

Le legs discographique de Plácido Domingo est à la hauteur d’un talent protéiforme et le mélomane y trouvera aussi bien la Missa Solemnis de Beethoven que La Chauve Souris ! C’est là une situation sans précédent dans l’Histoire de l’enregistrement d’opéra. Si le répertoire italien y occupe une place dominante, y compris avec des compositeurs aussi rares que Montemezzi et Zandonai, l’Opéra français y est justement honoré, de Berlioz à Gounod avec, en particulier, trois gravures du rôle de Don Jose avec trois Carmen différentes, Tatiana Troyanos, Teresa Berganza et Julia Migenes.

Sortant de ses brillants sentiers battus, nous prenons le parti de rendre hommage au grand ténor en l’écoutant dans deux types de répertoire que tout oppose : le drame wagnérien et la Zarzuela.

Domingo est sans doute, depuis Georges Thill, le chanteur latin qui s’est le plus aventuré dans le monde wagnérien. Il a participé à des intégrales du Vaisseau fantôme, de Tannhäuser, des Maîtres chanteurs, de Tristan et Isolde. Sur scène, il a chanté les rôles de Lohengrin et Siegmund. Quant à Parsifal, il l’a abordé au MET de New-York, au Festival de Bayreuth et à l'Opéra de Vienne, rien de moins !

Parsifal acte III : "Nur eine Waffe taugt..."

 

Pour ce qui est de ce genre si typiquement ibérique qu’est la Zarzuela, Plácido Domingo a toujours eu à cœur d’assumer l’héritage de ses parents en mettant sa notoriété au service d’un répertoire qui mérite de dépasser, au plus haut point, les seules frontières de l’Espagne. 

 

La tabernera del puerto : "No puede ser..."