Ernest Blanc dans Wagner

La carrière wagnérienne d’Ernest Blanc a commencé, brillamment à Bayreuth, en 1958 et 1959. Repéré à l’Opéra Garnier par Hans Knappertsbusch alors qu’il participait à une Traviata, il fut rapidement auditionné par Wieland Wagner qui l’engagea pour chanter le rôle de Telramund dans la production de Lohengrin prévue en 1958 et 1959. Ce fut un triomphe et le véritable début d’une carrière internationale. Blanc y eut pour partenaires Sandor Konya, Leonie Rysanek, son amie Rita Gorr qui le familiarisa avec l’allemand, Astrid Varnay. Il y fut dirigé par André Cluytens puis par Lovro von Matačič. Mais, ne voulant renoncer ni à Gounod, ni à Bizet, ni à Verdi, il refusa Wotan, ce qui vexa Wieland. L’expérience de Bayreuth fut donc de courte durée mais Blanc ne devait pas abandonner Wagner puisqu’il se lança dans Le Vaisseau fantôme et dans Tannhäuser, en France et à l’étranger. Il s’inscrivit même aux cours Berlitz pour parfaire un allemand dont il ignorait tout au début !

Son Telramund n’est disponible que dans un « live » de qualité sonore médiocre. Espérons que les bandes, souvent excellentes, de la Radio bavaroise seront, un jour ou l’autre transférées sur CD. Et rendons hommage au grand chanteur wagnérien que fut Ernest Blanc en l’écoutant dans «La Romance à l’étoile» de Wolfram dans Tannhäuser.

«La Romance à l’étoile»