Mario Lanza

Mario Lanza

 

D’ici quelques jours, les admirateurs de Mario Lanza se souviendront de la disparition de ce ténor italo-américain, né en 1921 dans le quartier de South Italia à Philadelphie et disparu le 7 octobre 1959 à Rome. Repéré par le chef d’Orchestre Serge Koussevitzky dès 1942, engagé dans le rôle de Pinkerton de Madame Butterfly à la Nouvelle Orléans à l’âge de vingt-deux ans, Mario Lanza était surtout connu du public américain, partageant ses activités entre Hollywood et des récitals pour de très vastes publics. Fixé en Italie depuis peu, il se préparait à y faire ses débuts sur scène dans La Bohème lorsqu’il a été fauché par une crise cardiaque. Sa voix était d’une puissance exceptionnelle, ce que ne rendent qu’imparfaitement ses récitals d’airs d’opéra et de mélodies populaires produites par Richard Mohr pour le label RCA. Admiré par ses pairs, de Maria Callas à Pavarotti, doté d’« une des plus belles voix du siècle », selon Toscanini lui-même, Mario Lanza fut surtout connu du public européen par sa prestation dans le rôle titre de The great Caruso, sorti sur les écrans en 1951 et tourné avec les conseils de la veuve de l’illustre ténor italien. A cette occasion, son éditeur, RCA, a publié les premières rééditions en microsillons d’Enrico Caruso, contribuant ainsi à la redécouverte, par les jeunes générations, du chanteur napolitain. Mario Lanza devait être, de nouveau, la vedette de nombreux films musicaux, comme Le Prince étudiant ou Sérénade, tourné par Anthony Mann en 1956.

 

 

 

Mario Lanza dans Pinkerton