Verrett Mahler

A l’aube des années 1960, alors que Mahler commençait à sortir du purgatoire, notamment aux Etats-Unis grâce à un artiste de la trempe de Leonard Bernstein, sa Troisième Symphonie, la plus longue, était pratiquement inconnue. Erich Leinsdorf devait en graver, en 1966,  une des premières versions en stéréophonie avec les forces du Boston Symphony Orchestra à la tête duquel il venait de succéder à Charles Münch. Shirley Verrett lui apportait le concours de son timbre chaud de mezzo dans le Lied du quatrième mouvement inspiré du Zarathoustra de Nietzsche : «O Mensch! Gib acht!» (O homme! Fais attention!).

G. Mahler, Troisième Symphonie, quatrième mouvement