extraits Rita Gorr

Les reproductions, ci-dessous, illustrent parfaitement la riche carrière discographique de Rita Gorr, réalisée pour des labels internationaux aussi prestigieux, à l’aube des années 1960, qu’EMI, Decca, RCA, en ces débuts de la stéréophonie dont l'art lyrique allait largement profiter.

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Artiste polyglotte, Rita Gorr servit d’abord, naturellement l'opéra français. Ses gravures des rôles de  Charlotte, sous la direction de Jésus Etcheverry et de Dalila, sous celle de Georges Prêtre, sont des références.

Sous la baguette du grand André Cluytens, la cantatrice devait reprendre  ces rôles et d’autres de notre répertoire national, dans un récital édité par EMI.

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Air des Lettres de Werther (Massenet)

"Amour ! viens aider ma faiblesse" de Samson et Dalila (Saint-Saëns)

 

 

Repérée par Wieland Wagner, Rita Gorr fut invitée à Bayreuth dès la fin des années 50. Elle y incarna Ortrud, face au Lohengrin de Sandor Konya et au Telramund de son compatriote et ami, Ernest Blanc. Sur la colline sacrée », la cantatrice fut également une remarquable Fricka dans La Walkyrie et une Kundry mémorable dans Parsifal. Les rôles de Fricka et d’Ortrud seront gravés dans des intégrales réalisées par Decca-RCA en 1962 et 1965, sous la direction d’Erich Leinsdorf.

"Entweihte Götter",air d'Ortrud (Lohengrin de Wagner)

"So ist es denn aus mit den ewigen Göttern" (Fricka, Die Walküren, acte II)

 

Terminons ce survol discographique avec Aïda de Verdi, un des plus grands enregistrements de l’histoire du disque d’opéra, réalisé à Rome en 1962 sous la direction inégalée de Sir Georg Solti. Rita Gorr y est, tout simplement, la meilleure Amnéris, face à l'Aïda de Leontyne Price et au Radamès de John Vickers.

"Ohimè ! ...morir mi sento" (Amnéris, acte IV scène 1)