Maitres chanteurs Karajan 1951

En prenant le chemin de Bayreuth, à l’occasion de la réouverture du Festival, Walter Legge voulait surtout réaliser le premier enregistrement intégral des Meistersinger von Nürnberg. Le défit était réel car l’œuvre est longue, le troisième acte durant plus de deux heures. Une expérience avait été tentée à Salzbourg en 1937 avec Toscanini ,en utilisant la piste sonore « optique » de film de cinéma mais le résultat avait été calamiteux. En 1951, la technique du magnétophone ouvrait des possibilités inédites. On comprend mal, par conséquent, qu’EMI ait opté pour une édition sous forme de deux énormes coffrets renfermant soixante-seize faces de 78 tours. Quant l’œuvre sortira plus tard en microsillon, l’effet « nouveauté » sera émoussé et le résultat commercial décevant. C’est dommage car, si Edelmann est moyen dans Hans Sachs et Hopf quelconque dans Walter, Schwarzkopf campe une Eva très intéressante.

En 1970, Karajan prendra sa revanche pour la stéréo et de quelle façon, à la tête de la Staatskapelle de Dresde !

 

 

 Troisième Acte : Danse des apprentis et entrée des Maîtres.