Traviata M Robin

Mado Robin rêvait d’incarner Violetta. Elle eut juste le temps d’enregistrer, en mi-juin 1960, quelques six mois avant sa disparition, des extraits de La Traviata en français avec, pour partenaires, Paul Finel et Michel Dens ainsi que l’excellent Pierre Dervaux dirigeant l’Orchestre de l’Opéra de Paris.

On peut voir dans cette gravure le testament artistique de cette grande dame du chant français qui était déjà atteinte par le mal qui devait l’emporter. Un matin, au cours des séances d’enregistrement à la salle Wagram, Mado Robin arriva en retard, en larmes. Une certaine presse à sensation venait de révéler sans la moindre délicatesse qu’elle était condamnée. Pierre Dervaux et Michel Dens surent trouver les mots aptes à l’apaiser et la séance reprit.

Son dernier air, au quatrième acte, est un adieu à la vie ô combien émouvant.

Adieu, tout ce que j'aime...Traviata, acte IV.