Gouvy

 MATEO FALCONE  (FORTUNATO) de Théodore GOUVY (27, 29 et 31 mai)

 

Opéra en un acte sur un livret du compositeur traduit en français par René et Jonathan Auclair d’après la nouvelle de Prosper Mérimée Mateo Falcone (titre réel Fortunato ), cet ouvrage n’a jamais été représenté et le sera donc en création mondiale. A partir d’un fait divers dont la Corse fut le théâtre, l’histoire de Prosper Mérimée est des plus poignantes et des plus brutales : Fortunato, fils de Matéo Falcone, transgresse la loi de l’hospitalité et livre un fugitif à la police. Falcone tuera son fils sans autre forme de procès.

Depuis une quinzaine d’années, Théodore Gouvy est progressivement, tiré de l’ombre. Né à Goffontaine (près de Sarrebruck) en 1819, mort à Leipzig en 1898, inhumé à Hombourg-Haut, il a voyagé toute sa vie entre Paris, la Lorraine et l’Allemagne, où il a composé symphonies, musique de chambre, Lieder, musique pour piano et ouvrages lyriques et religieux. Compositeur à la double culture, allemande et française, le corpus de ses œuvres renaît peu à peu grâce à l’Institut Théodore Gouvy de Hombourg-Haut. Un certain nombre d’opus de Théodore Gouvy a été enregistré ou est en voie de l’être. Outre ses neuf symphonies qui sont progressivement gravées sous la direction de Jacques Mercier à la tête de l’Orchestre de la radio sarroise, son Requiem, son Stabat Mater, l’ont été il y a une dizaine d’années, ainsi que certaines pièces de musique de chambre, ses Lieder, sa Cantate de printemps. Ses scènes dramatiques dont Electre et tout récemment Iphigénie en Tauride, pour solistes vocaux, chœurs et orchestre, ont vu le jour. Son opéra « Fortunato » sera donc créé l’an prochain en mars à Metz, tandis que son autre opéra, « Le Cid », le sera trois mois plus tard, en juin, à Sarrebrück, dans sa version allemande.

L’opéra sera précédé d’une œuvre pour chœur, « Douze chants de l’Ile de Corse » de Henri Tomasi et chanté par les Chœurs de l’Opéra-Théâtre de Metz.

PRODUCTION DE L’OPERA-THEATRE DE METZ : direction musicale, Jacques Mercier (avec l’Orchestre National de Lorraine) ; mise en scène Eric Chevalier ; scénographie, Ange Leccia ; costumes, Danièle Barraud ; lumières, Patrice Willaume.

La distribution : Fortunato, fils de Mateo, Valérie Condolucci ; Giuseppa, femme de Mateo, Catherine Hunold ; Mateo Falcone, Jean-Philippe Lafont ; Tiodoro Gamba, adjudant, Florian Laconi ; Gianetto Sanpiero, bandit, Eric Martin-Bonnet. O.N.L. et Chœurs de l’Opéra-Théâtre de Metz, en partenariat avec le Centre Pompidou-Metz et l’Institut Théodore Gouvy.