Le Messie de Haendel défiguré à Nancy

LE MESSIE DE HAENDEL A L'OPERA DE NANCY : POURQUOI J'AI REVENDU MES PLACES.

En cette année Haendel, assister à une interprétation du Messie avec des interprètes de qualité tels que l'ensemble Matteus et le chœur Schoenberg, applaudi récemment dans Haydn à l'Arsenal de Metz aurait dû pouvoir être marqué d'une pierre blanche.
Dans le cadre d'une coproduction de cet oratorio par le Theater an de Wien et l'Opéra national de Lorraine, il fut décidé de concevoir une scénographie confiée à Claus Guth. La production viennoise ayant été diffusée sur Arte au moment de Pâques, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir le célèbre Alléluia affublé, à l'image, d'une famille éplorée autour d'un cercueil ; et l'aria suivant servant de support à une scène de déshabillage féminin dans une chambre « art déco » ! Eu égard mon quotient intellectuel particulièrement limité, il ne me fut pas possible de saisir la démarche métaphorique du metteur
en scène, à savoir, la mise en évidence des épreuves d'une famille de la société actuelle qui « porte sa croix » à travers les adultères, deuils et autres tourments de la vie quotidienne dans nos sociétés contemporaines.
Grâce soit rendue à Arte ! Après cette diffusion, j'ai pu revendre, en temps utile, mes places pour la Première à Nancy, prévue le 24 avril. Le même soir, le Maître Jacques Mercier dirigeait, à l'Arsenal, l'Orchestre national de Lorraine dans un superbe concert Roussel- Ravel. Je n'ai pas vraiment pas perdu au change....


Jean-Pierre Pister